Les États-Unis transportent des cargaisons en provenance de Syrie mais le rythme des retraits reste incertain



WASHINGTON – L’armée américaine a commencé à déplacer du matériel hors de Syrie alors qu’elle exhorte le président Trump à ordonner le retrait des forces, mais les planificateurs sont en train de déterminer les modalités et les modalités de départ et de départ de plus de 2 000 soldats, ont annoncé vendredi des responsables de la Défense.

Certaines troupes de logistique et de soutien sont maintenant arrivées en Syrie, après s’être d'abord rendues au Koweït et en Irak, pour aider à un éventuel retrait américain, ont déclaré des responsables de la défense. Dans le même temps, un petit nombre de soldats américains opérant en Syrie sont partis la semaine dernière et une quantité limitée d'équipements non essentiels a été déplacée, généralement sur des hélicoptères qui ont acheminé d'autres cargaisons vers la Syrie.

L’armée américaine est également en train de mettre en place des navires, des aéronefs et du personnel de la Marine pour soutenir les troupes lors du retrait, en particulier au point vulnérable au moment où les forces quittent le pays.

En dépit de ces mouvements, l’armée américaine a déclaré que le retrait en était à ses débuts et que les responsables s’attachaient dans une large mesure à positionner les forces et le matériel dans la région avant le retrait. Le plan de sortie devrait durer environ quatre mois, ont indiqué les responsables.

Le moment choisi pour le retrait complique la planification. Alors que les forces américaines partent généralement à la fin du conflit, dans ce cas, elles vont probablement se battre contre un État islamique au moment même où elles se retirent, ont indiqué des responsables.

Cmdr. Sean Robertson, un porte-parole du Pentagone, a déclaré vendredi soir que l’armée avait pris "un certain nombre de mesures logistiques" pour soutenir le retrait mais n’avait pas commencé à redéployer officiellement ses troupes. "Le retrait est basé sur les conditions opérationnelles sur le terrain, y compris une conversation avec nos alliés et partenaires, et n'est pas soumis à un calendrier arbitraire", a-t-il déclaré.

M. Trump a annoncé le retrait le 19 décembre, mais ses plans se sont enlisés au milieu de désaccords au sein de l'administration et de pourparlers difficiles avec la Turquie, qui avait promis de prendre en charge la lutte contre les militants de l'État islamique en Syrie.

Le ministère turc des Affaires étrangères a annoncé vendredi que l’un de ses diplomates dirigeants conduirait une délégation à Washington au début du mois prochain pour poursuivre les discussions sur les retombées de la décision américaine de se retirer de la Syrie.

Les responsables américains ont d'abord cru croire que le président turc Recep Tayyip Erdogan avait assuré de ne pas attaquer ses partenaires kurdes en Syrie, mais le président turc a précisé cette semaine qu'il n'avait pas accepté cette condition.

Vendredi, le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a déclaré aux troupes stationnées le long de la frontière syrienne qu'Ankara lancerait une offensive contre les combattants kurdes syriens "le moment venu".

L’administration Trump a demandé à la Turquie de répondre aux cinq principes énoncés pour le retrait: s’assurer que les forces américaines qui partaient étaient protégées; éliminer les derniers fiefs de l'État islamique en Syrie; veiller à ce que la Turquie ne maltraite pas les combattants kurdes; trouver des moyens de pousser l'Iran hors de Syrie; et veiller à ce que les combattants étrangers détenus par les partenaires américains en Syrie ne soient pas libérés.

Les autorités sont également toujours en train de déterminer l’ampleur du retrait américain. Les responsables de l'administration ont déclaré qu'ils souhaitaient maintenir une petite base dans le sud de la Syrie dans un avenir proche.

Cette base, connue sous le nom d'al-Tanf, abrite environ 300 soldats américains qui ont constitué un obstacle non officiel aux efforts de l'Iran pour utiliser le sud de la Syrie pour acheminer des armes d'Iran à ses alliés au Liban, le groupe militant du Hezbollah.

Toutefois, l’ordre militaire guidant les plans de retrait, signé par l’ancien secrétaire à la Défense Jim Mattis, appelait les troupes américaines à quitter l’ensemble du pays. A cause de cela, le Pentagone a annoncé qu'il envisageait toujours de retirer ses troupes, y compris celles basées à al-Tanf.

M. Mattis a démissionné de son poste en raison de l’ordre de retrait de M. Trump.

Le USS Kearsarge, un navire d'assaut amphibie, se dirigera vers la région avec d'autres navires de la Marine pour appuyer le retrait, a rapporté jeudi le Wall Street Journal. Le groupe naval, qui n’est pas encore arrivé, apportera des centaines de Marines ainsi que des hélicoptères qui pourraient aider les troupes au sol en Syrie.